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Lundi 3 juin 2013 à 20h - Grande soirée du voyage solidaire

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Grande soirée du voyage solidaire

Lundi 1er juin 2015 à 20h



20h : Place aux lauréats de la Bourse AVI International.

Découverte des nouveaux lauréats de la Bourse AVI, projection des comptes-rendus vidéos des anciens.

21h : Projection-rencontre autour du documentaire "Le néon et le goudron" (52 mn)

En présence du réalisateur Denys Piningre.




Fin 2004, on ne parle plus que de ça : l'électricité va arriver bientôt dans le village burkinabais de Sindou, où l'on s'éclaire à la lueur de la lune, de lampes à pétrole ou à huile, ou encore avec des torches à piles. Dans la foulée, la route goudronnée viendra remplacer la vieille piste chaotique, jamais modernisée depuis la colonisation, et seul lien avec le reste du monde. En saison sèche, il faut deux à trois heures pour rejoindre Banfora à 50 kilomètres. En saison des pluies, la route est impraticable.

Dans le village, protégé par les "Pics de Sindou", concrétions granitiques magnifiques qui composent un massif sacré, la vie est calme, presque semblable à ce qu'elle était il y a 500 ans à la création du village. Activités artisanales traditionnelles, rites animistes, travaux des champs...

Mais on attend, calmement. Le courant va changer la vie du village, permettre à chacun de gagner plus d'argent, les jeunes auront du travail, les commerçants vont prospérer, les producteurs agricoles écouler le fruit de leur travail, beaucoup de gens vont venir s'installer, ceux qui ont quitté le village pour faire leur vie ailleurs vont revenir, des quartiers entiers vont surgir du sol... L'attente est forte, chacun se projette dans un avenir radieux, moderne...

Film lauréat du 1er prix du jury au Festival Docs Afrique.

Sélection au Fespaco de Ouagadougou.

La projection-rencontre est suivie du verre de la solidarité.



Adresse : Cinéma La Pagode, 57 bis, rue de Babylone, Paris 7è. Tarif : 3 €. Acheter vos billets  

Métros : Saint-François-Xavier (ligne 13), Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12) et Vaneau (ligne 10).

RER C : Invalides.

Bus : Lignes 82, 87 et 92 : Saint François Xavier.

Autolib : 32/Invalides/Paris, 2/Duroc/Paris.

Vélib : Station n° 7014, 35 boulevard des Invalides.

La bande-annonce du film :



Une nouvelle salle pour la Grande soirée du voyage solidaire !

Cette année, notre soirée annuelle se déroule au cœur du 7è arrondissement de la capitale, dans un lieu pour le moins exotique : la Pagode !

Si la Pagode est un lieu magique, c’est peut-être parce que son histoire commence comme un conte de fée : Il était une fois, en 1895, un directeur du Bon Marché, M. Morin très amoureux de sa femme. L’Orient est à la mode depuis que le Japon s’est ouvert au commerce occidental. Sous l’impulsion de l’Ere Meiji (1869/1912), chinoiserie et japonaiserie font alors fureur ! M. Morin décide donc d’offrir à sa femme une véritable pagode qu’il demande à son architecte, Alexandre Marcel, de construire dans son jardin, rue de Babylone, dans le VIIème arrondissement.

Celui-ci s’exécute avec un grand souci d’authenticité, allant même, d’après la légende, jusqu'à faire venir certains éléments de là-bas : les boiseries sculptées dont la charpente par exemple, vient directement du Japon ; les tuiles vernissées d’une fabrique vosgienne ; les extrémités des poutres représentent des dieux du bouddhisme indien, dont Ganesh l’éléphant. Ravie Mme Morin y organise des réceptions somptueuses où le couple apparaît costumé en Empereur & Impératrice du « Pays du Soleil Levant & du Mont Fuji ». Des admirateurs louent la salle par admiration.

Pour M.Morin le conte de fée s’arrête là, puisqu’en 1896 l’année même de l’inauguration, sa femme le quitte en (in)justes noces avec le fils de son associé ! A La Pagode, la vie brillante continue, avec des éclipses, puis la salle est fermée en 1928.



En 1930, l’Ambassade de Chine propose de la louer mais se ravise après une visite plus approfondie de la superbe salle extrême-orientalisante : ses fresques illustrent des épisodes de la guerre sino-japonaise où les guerriers chinois ont nettement le dessous.

En 1931, les portes de La Pagode s’ouvrent enfin au public et rejoint le cercle restreint, précurseur du cinéma d’Art & Essai. Au fil des années, elle devient un haut lieu des cinéphiles, surtout pour les films de Bergman et d’Eisenstein. C’est aussi à la Pagode que Jean Cocteau donne la première du « Testament d’Orphée » en 1959.

En 1973, la salle est provisoirement fermée pour entreprendre des travaux : mis à bas du mur qui cachait La Pagode aux passants, création d’un jardin & aménagement d’une seconde salle en sous-sol. La Pagode est classée Monument Historique par le Ministère de la Culture en 1986. Après plusieurs années d’exploitation par la compagnie Gaumont et trois longues années de fermeture, La Pagode est redevenue, le 8 novembre 2000, un cinéma indépendant grâce à M. Jean Henochsberg, du groupe Etoile Cinémas.

Au cœur de Paris, le dépaysement est assuré pour tous les participants de cette soirée sur le thème du voyage !





Découvrez un extrait du film documentaire "La Pagode de Babylone", consacré à la salle :


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